680 jours au Maroc : une retraitée privée de sa pension et condamnée à rembourser 32 857 €

Un séjour prolongé au Maroc s’est transformé en lourd revers financier pour une retraitée espagnole. Après avoir passé plus de 680 jours hors d’Espagne, la bénéficiaire a perdu son allocation et s’est vu réclamer 32 857 euros par la Sécurité sociale.

La retraitée percevait chaque mois un peu plus de 600 euros au titre d’une allocation d’invalidité, auxquels s’ajoutait une aide complémentaire. Son séjour au Maroc, qui devait initialement rester temporaire, s’est finalement prolongé sur près de deux ans.

Le dossier est notamment lié aux règles qui encadrent le versement de certaines prestations sociales espagnoles. Selon les éléments rapportés dans la source, l’allocation concernée impose une présence sur le territoire espagnol et limite les périodes d’absence à 90 jours par an, sauf circonstances particulières.

La bénéficiaire avait pourtant avancé un argument lié à la crise sanitaire. Elle expliquait avoir été bloquée au Maroc pendant la période des restrictions liées au Covid-19 et ne pas avoir été en mesure de regagner l’Espagne dans les conditions habituelles.

Cet argument n’a toutefois pas convaincu la justice catalane. La Haute Cour de justice de Catalogne a estimé que la situation invoquée ne suffisait pas à justifier une absence aussi longue. Les magistrats ont également relevé que l’intéressée aurait pu contacter l’administration afin de signaler sa situation.

Mais l’affaire ne s’est pas limitée à la durée du séjour à l’étranger. L’examen de la situation financière du foyer a également fait apparaître des revenus dépassant largement les seuils permettant de bénéficier de cette aide. Pour l’année 2021, les ressources du ménage auraient dépassé 73 000 euros.

Les autorités ont alors considéré que plusieurs versements avaient été perçus alors que les conditions d’attribution n’étaient plus réunies. Le montant réclamé atteint finalement 32 857 euros, tandis que les droits de la bénéficiaire ont été annulés rétroactivement depuis 2018.

Cette décision illustre les conséquences que peut entraîner un séjour prolongé à l’étranger pour les bénéficiaires de prestations soumises à des conditions de résidence et de ressources. Le cas rappelle également que les changements de situation doivent être signalés aux organismes sociaux afin d’éviter une accumulation d’indu susceptible d’être réclamé plusieurs années plus tard.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles similaires

El Jadida devient le rendez-vous africain des loteries et des courses hippiques

El Jadida devient le rendez-vous africain des loteries et...

Du 10 au 12 septembre 2026, El Jadida accueillera pour la première fois le Grand Prix d’Afrique,...
Le Maroc conserve une place stratégique dans les exportations françaises de télécommunications

Le Maroc conserve une place stratégique dans les exportations...

Le Maroc reste l’un des principaux marchés étrangers pour les téléphones et équipements de communication français, malgré...
Le Maroc met en avant ses atouts industriels au sommet AIM 2026 à Dubaï

Le Maroc met en avant ses atouts industriels au...

Le Maroc profite du sommet annuel de l’investissement AIM 2026 à Dubaï pour renforcer sa visibilité auprès...