L’issue est heureuse pour les deux navigateurs français portés disparus depuis plusieurs jours au large des côtes marocaines. Les deux hommes ont été retrouvés sains et saufs jeudi grâce à l’intervention d’un navire de commerce, mettant fin à une opération de recherche mobilisant d’importants moyens marocains et français.
L’alerte avait été donnée dans la nuit du 24 mai lorsque les occupants d’un catamaran naviguant près du nord du Maroc avaient signalé une importante voie d’eau avant d’annoncer l’abandon de leur embarcation. Réfugiés à bord d’une annexe motorisée, ils avaient alors disparu des radars, déclenchant une vaste opération de secours dans la zone maritime située entre Tanger et Assilah.
Parmi les disparus figurait Vincent Danzé, âgé de 25 ans, accompagné d’un navigateur professionnel. Face à l’urgence de la situation, les autorités marocaines ont engagé plusieurs moyens aériens et maritimes, avec l’appui de la Protection civile. De son côté, la France a également participé aux recherches en déployant un avion de la Marine nationale.
Les équipes de secours avaient notamment retrouvé le catamaran, baptisé « Stella », ainsi qu’un radeau de sauvetage dérivant à quelques kilomètres des côtes de Tanger. Malgré ces découvertes, aucune trace des deux navigateurs n’avait pu être établie dans un premier temps.
Selon les autorités chargées de la coordination des secours maritimes, le repérage des deux hommes a finalement été rendu possible grâce à un message d’alerte diffusé auprès des navires présents dans le périmètre de recherche. Un bateau de commerce a ensuite pu les localiser avant de confirmer leur identité.
Cette affaire a également mis en lumière l’importance des équipements de sécurité en mer. Les deux navigateurs ne disposaient pas de balise de détresse, un dispositif souvent déterminant pour accélérer les opérations de localisation en cas d’urgence. Après leur sauvetage, ils doivent être débarqués à Cadix, dans le sud de l’Espagne, où ils pourront être pris en charge après plusieurs jours passés en mer.
