Le Maroc et la Belgique franchissent une nouvelle étape dans leur coopération judiciaire. La présidence du Ministère public marocain et le Parquet fédéral belge ont signé à Rabat un mémorandum d’entente destiné à intensifier la lutte contre la criminalité organisée transfrontalière et à renforcer les échanges entre les deux institutions judiciaires.
L’accord a été signé par le procureur général du Roi près la Cour de cassation, El Hassan Daki, et la procureure fédérale belge Ann Fransan. Il prévoit la mise en place de programmes techniques visant le partage d’expertises, l’échange d’informations et le développement de mécanismes de coopération dans plusieurs domaines liés à l’action du ministère public.
Les discussions entre les responsables judiciaires des deux pays ont porté sur les moyens de renforcer la coordination face aux réseaux criminels opérant à l’échelle internationale, notamment dans les affaires liées au trafic de stupéfiants et à la criminalité organisée. Des séminaires, visites d’échange et rencontres scientifiques devraient également être organisés dans le cadre de ce partenariat.
Cette rencontre a aussi permis aux autorités marocaines de mettre en avant les évolutions du système judiciaire national, notamment en matière d’indépendance du pouvoir judiciaire et du ministère public. Les deux parties ont échangé autour des réformes engagées pour améliorer l’efficacité judiciaire et la coopération internationale dans les dossiers sensibles.
Pour El Hassan Daki, ce mémorandum constitue une nouvelle base de travail destinée à consolider les mécanismes bilatéraux déjà existants entre Rabat et Bruxelles. De son côté, Ann Fransan a souligné l’importance stratégique de cette coopération dans la lutte contre la criminalité organisée, rappelant que les deux pays collaborent déjà étroitement dans le domaine de la lutte antiterroriste.
