Le compte à rebours avance, mais autour du Festival Mawazine, le silence intrigue. Habituellement très actif en amont, l’un des plus grands rendez-vous musicaux du continent n’a toujours ni confirmé ses dates ni présenté sa programmation, alimentant les interrogations sur sa capacité à retrouver son rythme d’avant.
En coulisses, plusieurs dossiers tarderaient à être finalisés. Entre discussions artistiques complexes, arbitrages budgétaires et décisions internes ralenties, l’organisation chercherait encore la bonne formule pour relancer une machine devenue plus exigeante après les critiques reçues lors de la précédente édition.
Le festival doit désormais répondre à une attente claire : retrouver du prestige. Car Mawazine ne joue plus seulement sur son nom. Il doit convaincre un public plus sélectif, habitué aux grands shows internationaux et attentif à la cohérence de l’affiche proposée.
Parmi les artistes évoqués ces derniers jours figurent Tamer Hosny ou encore Al Shami. D’autres pistes seraient étudiées, tandis que certaines négociations n’auraient pas abouti.
Pour Rabat, l’enjeu dépasse la simple tenue d’un festival. Mawazine reste une vitrine culturelle majeure, capable d’attirer visiteurs, médias et retombées économiques. Une édition réussie relancerait la dynamique. Une édition faible renforcerait les doutes nés ces dernières années.
Le retour de Mawazine est donc attendu, mais cette fois, le prestige devra être reconquis.





