Les projecteurs se rallument sur la scène culturelle marrakchie. Depuis mercredi soir, Marrakech vit au rythme de la deuxième édition du Festival “Rokeh” national du théâtre professionnel, un rendez-vous qui confirme la montée en puissance des événements dédiés aux arts vivants au Maroc.
Organisée par l’Association Rokeh pour la culture et les arts, en partenariat avec plusieurs institutions, cette nouvelle édition réunit artistes, comédiens, metteurs en scène et passionnés autour d’une programmation pensée pour valoriser la création théâtrale marocaine et renforcer les échanges entre professionnels du secteur.
La soirée d’ouverture a été marquée par la présentation de la pièce Al-Moutamarrida (La Rebelle), interprétée par la troupe Théâtre Al-Moultaka de Kénitra. Cette œuvre contemporaine explore plusieurs enjeux humains et sociaux à travers une mise en scène moderne, donnant d’emblée le ton d’un festival placé sous le signe de la réflexion et de l’émotion.
Pour Khadija El Houidek, présidente de l’Association Rokeh pour la culture et les arts, cette édition s’inscrit dans la dynamique positive que connaît actuellement le théâtre marocain. L’objectif affiché est de consolider le mouvement théâtral national tout en offrant un espace de dialogue entre différentes sensibilités artistiques venues de plusieurs régions du Royaume.
Même ambition du côté de la direction artistique. Fayçal Kabboul souligne une programmation conçue pour conjuguer spectacles et transmission. En plus des représentations, le festival entend rapprocher les créateurs du public et répondre aux attentes d’une nouvelle génération attirée par les métiers de la scène.
Jusqu’au 25 avril, plusieurs productions seront proposées, dont Kalaj de la troupe Khachabat Al-Baïda de Casablanca, la pièce Zerouali, ainsi que Lmejdoubia du collectif Atelier 21, programmée en clôture.
Le festival réservera également un moment fort aux hommages. Deux figures du paysage artistique national, Jamila El Maslouhi et Saâdallah Abdelmajid, seront célébrées pour leur contribution au rayonnement du théâtre marocain et à l’enrichissement de ses pratiques.
Au-delà des spectacles, l’événement mise sur la formation avec des ateliers d’art dramatique, des sessions autour de la scénographie et de la mise en scène, un atelier “Théâtre Danza”, ainsi qu’une master class consacrée au parcours de Redouane Ibrahimi.


