Rabat s’apprête à vibrer au rythme des mots et des voix poétiques à l’occasion du festival « Bustan Al-Qassid », organisé du 30 avril au 2 mai 2026 dans le cadre de Rabat, capitale mondiale du livre 2026. L’événement s’inscrit dans la dynamique culturelle impulsée autour de la Journée mondiale de la poésie, avec l’appui du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication du Maroc et de la Maison de la Poésie au Maroc, acteurs clés de la promotion du verbe poétique au Maroc.
Pensé comme un espace d’initiation et de transmission, ce premier rendez-vous met l’accent sur la jeunesse. Des ateliers d’écriture, mêlant approche théorique et pratique, sont proposés à des élèves et étudiants désireux d’explorer les mécanismes de la création poétique. L’expérience se prolonge au cœur du Salon du livre, où les participants découvrent notamment les publications de la Maison de la Poésie, renforçant ainsi leur immersion dans l’univers littéraire contemporain.
Au fil des sessions, le festival dessine une passerelle entre apprentissage et expression. La clôture sera marquée par une soirée dédiée aux jeunes talents, invités à lire leurs textes devant le public, dans un moment de partage où se mêlent trac, émotion et premières reconnaissances. Des distinctions symboliques, sous forme de recueils et certificats, viendront saluer leur engagement.
L’un des temps forts de cette édition sera sans doute l’hommage rendu au poète Mourad El Kadiri, figure majeure du zajal marocain et président de la Maison de la Poésie. Sur scène, il partagera quelques-unes de ses œuvres, accompagné d’un témoignage de la poétesse Fatiha Nouhou, qui reviendra sur son parcours et son influence dans le paysage culturel national.
La soirée de clôture prendra également une dimension artistique avec la participation de Mohamed El Achraqi, qui interprétera des textes contemporains, et de Jamal El Ghiyouani, attendu avec de nouvelles créations inspirées de l’héritage musical ghiyouan. Une manière de rappeler que, au Maroc, la poésie ne se limite pas à la page écrite, mais continue de résonner dans la musique, la scène et la mémoire collective.





