Le gouvernement marocain accélère ses mesures sociales avec une enveloppe globale qui atteindra 49,7 milliards de dirhams d’ici fin 2026 et début 2027. Cette mobilisation financière, annoncée dans le cadre du dialogue social, vise à renforcer le pouvoir d’achat des ménages et à réduire les inégalités dans un contexte économique marqué par de fortes attentes sociales.
Devant la Chambre des représentants, Younes Sekkouri a souligné que le dialogue social dépasse la seule dimension budgétaire. Selon lui, il repose avant tout sur une relation de confiance entre l’État, les syndicats, les organisations patronales et les représentants du secteur agricole.
Parmi les principales avancées, le salaire minimum interprofessionnel garanti a progressé de 14,81 dirhams de l’heure au début du mandat gouvernemental à 17,9 dirhams actuellement. En conséquence, le revenu net mensuel est passé d’environ 2.800 à 3.400 dirhams. Dans le monde rural, le salaire minimum agricole a également été revalorisé, passant de moins de 1.900 à 2.400 dirhams.
Le gouvernement a aussi mis en œuvre une hausse générale des salaires de 1.000 dirhams dans la fonction publique. Dans le secteur de l’éducation, près de 325.000 agents ont bénéficié d’augmentations allant de 1.500 dirhams en début de carrière jusqu’à 5.000 dirhams en fin de parcours, illustrant l’ampleur des ajustements engagés.
Le secteur privé n’est pas en reste. La révision de l’impôt sur le revenu a permis une hausse moyenne estimée à 400 dirhams du revenu des salariés. Des réformes touchant les retraites et les pensions de vieillesse ont également été engagées afin d’élargir l’accès à la protection sociale.
Autre annonce notable : le nombre de jours de cotisation requis pour bénéficier d’une pension de vieillesse a été réduit de 3.240 à 1.320 jours. Les travailleurs n’atteignant pas ce seuil pourront récupérer leurs cotisations, une mesure attendue par de nombreux salariés.




