L’économie marocaine poursuit son redressement en 2026 grâce à deux moteurs majeurs : la consommation des ménages et les transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE). Dans un contexte marqué par une inflation sous contrôle et une reprise agricole favorable, la demande intérieure confirme son rôle central dans la dynamique de croissance du Royaume.
Les dernières données conjoncturelles montrent une amélioration progressive de l’environnement économique. L’inflation annuelle s’est établie à 1,7 % à fin avril, tandis que la hausse cumulée des prix depuis le début de l’année reste limitée à 0,3 %. Cette stabilité contribue à renforcer le pouvoir d’achat des ménages et favorise une reprise de la consommation, principal moteur de l’activité économique nationale.
Parallèlement, les transferts des Marocains du monde continuent d’afficher une progression soutenue. En hausse de 11,7 %, ces flux financiers jouent un rôle déterminant dans le soutien à la consommation, à l’investissement des familles et à la circulation des liquidités dans plusieurs secteurs de l’économie. Le crédit à la consommation a également enregistré une croissance de 3,9 %, témoignant d’une confiance accrue des ménages dans les perspectives économiques.
L’amélioration des revenus, combinée à une inflation modérée, produit des effets plus visibles sur le niveau de vie des citoyens que lors des années marquées par une forte hausse des prix. Les zones rurales profitent particulièrement du retour d’une campagne agricole favorable, tandis que les mesures issues du dialogue social et les revalorisations salariales contribuent à soutenir la demande intérieure.
Les perspectives demeurent positives pour l’année en cours. Les prévisions tablent sur une croissance comprise entre 5,2 % et 5,3 %, portée notamment par une forte progression attendue de la valeur ajoutée agricole. Ce rebond du secteur primaire constitue un levier important pour l’ensemble de l’économie marocaine, avec des retombées sur la consommation, le commerce et l’emploi.
Malgré ces indicateurs encourageants, plusieurs défis persistent. Le marché du travail reste confronté à un niveau de chômage élevé et la création d’emplois peine encore à répondre aux besoins. Les experts soulignent également que les augmentations salariales observées dans le secteur public ne se traduisent pas toujours dans le secteur privé, où l’informalité demeure importante. À cela s’ajoute l’incertitude liée à l’évolution des prix du pétrole, dont une hausse durable pourrait exercer une pression sur les coûts de transport et les prix à la consommation au Maroc.





