Les liaisons aériennes entre le Maroc et la capitale française confirment leur statut de moteur du trafic international. Les dernières données publiées par l’Office national des aéroports (ONDA) montrent que les connexions entre Paris et les principales villes marocaines figurent parmi les routes les plus fréquentées du Royaume, portées à la fois par le tourisme, les déplacements professionnels et les liens étroits entre les deux pays.
L’aéroport de Marrakech-Menara a franchi en avril 2026 un cap symbolique en accueillant plus d’un million de voyageurs sur un seul mois. Avec plus de 1,01 million de passagers enregistrés, la plateforme affiche une progression de 8,42 % par rapport à la même période de l’année précédente. Depuis le début de l’année, près de 3,8 millions de voyageurs ont transité par l’aéroport, contre 3,4 millions durant les quatre premiers mois de 2025.
Cette dynamique repose principalement sur le trafic international. En avril, plus de 961 000 passagers internationaux ont été comptabilisés à Marrakech-Menara. Les chiffres révèlent surtout la domination des liaisons avec Paris. La route Marrakech–Paris-Orly arrive en tête avec plus de 78 000 voyageurs sur le mois, suivie de Casablanca–Paris-Orly avec plus de 73 000 passagers. Les dessertes Marrakech–Paris-Charles-de-Gaulle et Casablanca–Paris-Charles-de-Gaulle complètent ce classement, occupant les quatre premières places des lignes les plus fréquentées.
Cette concentration du trafic illustre l’importance stratégique du marché français pour l’aviation et le tourisme au Maroc. Marrakech continue notamment de bénéficier d’une forte attractivité auprès des visiteurs internationaux, renforcée par l’organisation régulière d’événements d’envergure et par le développement de ses infrastructures d’accueil.
À l’approche de la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal, la performance des aéroports nationaux sera observée de près. L’augmentation continue des flux de passagers constitue un indicateur de la capacité du Royaume à accompagner la croissance du trafic aérien et à répondre aux exigences des grands rendez-vous internationaux.





