Les conjoints survivants de personnes ayant travaillé en Belgique peuvent, sous certaines conditions, continuer à bénéficier d’une pension de survie même s’ils résident au Maroc. La convention de sécurité sociale entre les deux pays garantit l’exportation de cette prestation, à condition de respecter les critères fixés par la législation belge.
Ce dispositif concerne les veuves et les veufs dont le conjoint décédé a cotisé au régime belge de sécurité sociale. Le lieu de résidence ne met pas automatiquement fin au droit à la pension, mais l’ouverture de celui-ci dépend de plusieurs conditions liées notamment à l’âge du bénéficiaire et à la carrière professionnelle du défunt.
En 2026, la législation belge prévoit que le conjoint survivant doit avoir au moins 51 ans au moment du décès pour prétendre à une pension de survie. Les personnes qui ne remplissent pas cette condition peuvent, selon leur situation, bénéficier d’une allocation de transition, accordée pour une durée limitée.
La convention conclue entre le Maroc et la Belgique prévoit également la prise en compte, dans certains cas, des périodes d’assurance accomplies dans les deux pays. Cette coordination permet de faciliter l’ouverture des droits lorsque les carrières professionnelles se sont déroulées de part et d’autre de la Méditerranée.
Le versement de la pension n’est toutefois pas automatique. Le bénéficiaire doit déposer une demande auprès des autorités compétentes et fournir les justificatifs exigés, notamment les documents d’état civil, l’acte de mariage, l’acte de décès, les pièces d’identité ainsi que, le cas échéant, les informations relatives à la carrière du conjoint décédé.
Les personnes installées au Maroc doivent également signaler tout changement de situation susceptible d’avoir une incidence sur leurs droits. Un remariage, la perception d’autres prestations ou certaines modifications de revenus peuvent influencer le montant de la pension ou son maintien.
Les démarches administratives peuvent nécessiter davantage de temps lorsque le bénéficiaire réside hors de Belgique, en raison des échanges entre les administrations marocaines et belges. Il est donc recommandé d’entamer les formalités rapidement après le décès afin d’éviter un retard dans le traitement du dossier.
Autre obligation importante : le certificat de vie. Comme pour d’autres pensions belges versées à l’étranger, les bénéficiaires vivant au Maroc peuvent être invités à transmettre régulièrement ce document afin de confirmer qu’ils sont toujours en vie. L’absence de ce justificatif peut entraîner la suspension temporaire des paiements.
Pour les Marocains concernés, la pension de survie représente souvent une ressource financière essentielle. La convention bilatérale permet ainsi de préserver ce droit malgré une installation au Maroc, à condition que les règles belges soient respectées et que les démarches administratives soient accomplies dans les délais.





