Le Maroc et la Belgique veulent donner une nouvelle dimension à leur action commune en Afrique. À Bruxelles, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et l’agence belge Enabel ont signé, le 9 septembre 2026, un mémorandum d’entente destiné à faire émerger de nouveaux projets de coopération triangulaire sur le continent.
L’accord vient formaliser une collaboration qui lie les deux institutions depuis 2006. Il intervient au terme d’un séminaire organisé les 8 et 9 septembre autour des nouvelles perspectives de la coopération internationale et de la manière de transformer les partenariats institutionnels en projets directement opérationnels.
Le principe retenu repose sur la mise en commun des expertises marocaines et belges avec celles d’acteurs européens et africains. L’objectif est de développer des programmes répondant aux priorités exprimées par les pays partenaires, avec une attention particulière portée à leur impact économique et social ainsi qu’à leur durabilité.
Pour l’AMCI, cette approche doit permettre de dépasser le cadre des échanges institutionnels pour favoriser la réalisation d’initiatives concrètes sur le terrain. Les projets envisagés pourront ainsi mobiliser différents réseaux et compétences afin d’adapter les interventions aux réalités propres à chaque pays africain.
Cette orientation renforce également la place du Maroc dans les dispositifs de coopération reliant l’Europe au continent. Grâce à son expérience dans la coopération Sud-Sud et à ses liens institutionnels avec de nombreux pays africains, le Royaume entend jouer un rôle d’interface entre partenaires européens et acteurs africains.
La signature intervient dans une période où les modèles de coopération internationale évoluent, avec une attention croissante accordée aux partenariats entre plusieurs pays plutôt qu’aux seuls programmes bilatéraux. Le format triangulaire permet précisément de combiner les capacités financières, techniques et opérationnelles de différents partenaires.
Le directeur général de l’AMCI, l’ambassadeur Mohamed Methqal, a insisté sur la volonté de transformer cette nouvelle étape en projets à fort impact, conçus autour des besoins des pays concernés.
Du côté belge, le directeur général d’Enabel, Jean Van Wetter, a souligné l’importance stratégique du Maroc dans cette configuration. Sa position géographique et ses relations avec le continent africain en font un partenaire privilégié pour développer des initiatives associant l’Europe et l’Afrique.
Pour les deux agences, l’enjeu sera désormais de traduire le mémorandum en programmes concrets. La capacité à adapter les projets aux réalités locales, à mobiliser les expertises disponibles et à assurer leur continuité sur le terrain constituera l’un des principaux critères de réussite de cette coopération renforcée.




