La visite officielle au Maroc de la ministre belge de la Justice, Annelies Verlinden, ne se limite pas aux discussions sur le transfèrement des détenus marocains incarcérés en Belgique. Parmi les dossiers sensibles figurant à l’ordre du jour figure également celui de Marc Moerman, un ressortissant belge emprisonné au Maroc depuis 2021.
Âgé de 61 ans, cet ancien docteur en chimie a été condamné par la justice marocaine à cinq ans de prison dans une affaire liée à des accusations d’atteintes à la pudeur. Son cas continue toutefois de susciter des débats en Belgique, où il avait auparavant été acquitté par la justice dans une procédure portant sur des accusations similaires. Selon plusieurs médias belges, les magistrats avaient alors estimé que les éléments de preuve étaient insuffisants pour établir les faits qui lui étaient reprochés.
L’affaire trouve son origine dans un conflit familial survenu dans le cadre d’une procédure de divorce impliquant son ex-épouse d’origine marocaine. En 2021, alors qu’il se rendait au Maroc pour retrouver son fils, il avait été arrêté puis poursuivi devant les juridictions marocaines.
Les autorités belges souhaitent désormais examiner les possibilités juridiques permettant un éventuel transfert du détenu vers la Belgique afin qu’il puisse y purger le reste de sa peine. Ce dossier devrait être abordé lors des échanges entre Annelies Verlinden et Abdellatif Ouahbi dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire entre les deux pays.
Au-delà de ce cas individuel, la visite ministérielle porte également sur plusieurs sujets liés à l’entraide pénale, au transfèrement de détenus, à la lutte contre la criminalité organisée et à la coopération judiciaire internationale entre Rabat et Bruxelles.
Le dossier de Marc Moerman demeure ainsi l’un des cas les plus médiatisés des relations judiciaires entre le Maroc et la Belgique, alors que les autorités des deux pays poursuivent leurs discussions sur les mécanismes de coopération et d’assistance mutuelle en matière pénale.





