Rabat accueille cette semaine la première édition du Forum international consacré à l’intelligence artificielle, à la transition numérique, à l’énergie et à la connectivité en Afrique. Organisé à l’initiative du Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement, cet événement de trois jours réunit responsables gouvernementaux, experts, institutions financières, acteurs privés et organisations internationales autour des enjeux numériques du continent africain.
Placée sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, cette rencontre se déroule sous le thème « Intelligence artificielle, transition numérique, énergie et connectivité en Afrique : Perspectives de coopération internationale ». L’objectif est de renforcer les échanges autour des défis liés à l’innovation technologique, à la cybersécurité, à la connectivité et aux nouveaux modèles de coopération internationale en Afrique.
Intervenant à l’ouverture du forum, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, a souligné que l’intelligence artificielle transforme profondément les économies, les services publics et les modes de gouvernance à l’échelle mondiale. Elle a insisté sur l’importance stratégique des infrastructures numériques, des données, des capacités de calcul et de la formation des compétences africaines.
La ministre a également mis en avant les atouts du continent, notamment sa jeunesse, son potentiel d’innovation et les besoins croissants dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la mobilité et de l’énergie. Selon elle, l’intelligence artificielle peut contribuer à améliorer l’efficacité des administrations publiques, simplifier les services aux citoyens et renforcer la transparence.
Le forum a aussi permis de mettre en avant l’expérience marocaine en matière de transformation numérique. Les participants ont plaidé pour une vision africaine de l’IA fondée sur la souveraineté numérique, l’éthique, la coopération scientifique et la montée en compétences des jeunes générations.
De son côté, le directeur général du CAFRAD, Coffi Dieudonné Assouvi, a rappelé que les technologies numériques et l’IA représentent l’une des mutations majeures du XXIe siècle, tout en soulevant plusieurs défis liés à la cybercriminalité, à la fracture technologique et à la consommation énergétique.
Les prochaines journées du forum seront consacrées à des panels portant sur l’économie numérique africaine, l’avenir de l’emploi et de l’éducation à l’ère de l’IA, les partenariats internationaux ainsi que les solutions concrètes pour accélérer la transformation numérique du continent.
