Le Maroc renforce la sécurisation des examens du baccalauréat avec le lancement d’un nouveau dispositif technologique développé localement. La startup marocaine SensThings a annoncé la mise en production du T3 Shield, un appareil conçu pour détecter les équipements électroniques utilisés dans les tentatives de fraude aux examens.
Présenté le 8 mai à Skhirat, ce dispositif de deuxième génération sera déployé à l’échelle nationale dès le mois de juin à l’occasion des épreuves du baccalauréat 2026. Selon les informations relayées par SNRT, plus de 2.007 centres d’examen devraient être équipés cette année.
Entièrement conçu et fabriqué au Maroc, le T3 Shield se distingue par son format compact et portable. Pesant moins de trois kilogrammes, il dispose d’une autonomie pouvant atteindre six heures, soit la durée nécessaire pour couvrir une session complète d’examen.
Spin-off de Université Mohammed VI Polytechnique, SensThings explique avoir développé une solution autonome reposant sur la technologie Edge AI, sans recours au cloud. L’appareil intègre plusieurs modes d’utilisation, notamment l’inspection des salles, le contrôle des sacs, la détection individuelle et la localisation précise des signaux suspects.
Le système repose sur une antenne multifréquence brevetée capable de détecter un large éventail de communications mobiles, y compris les réseaux 2G encore utilisés dans certains dispositifs de triche dissimulés. Contrairement aux brouilleurs classiques, interdits dans plusieurs pays en raison des perturbations qu’ils provoquent, le T3 Shield fonctionne de manière passive en captant les signaux sans en émettre.
La startup indique également que son unité industrielle basée à Skhirat peut produire jusqu’à 250 appareils par jour. Au-delà des examens du baccalauréat, cette technologie vise aussi les concours universitaires, les examens d’accès et les recrutements publics, dans un contexte où les outils de fraude technologique deviennent de plus en plus sophistiqués.
