Deux incidents distincts, survenus en quelques jours, placent Ryanair au cœur d’une vive controverse en France. À destination de Marrakech, deux avions de la compagnie ont décollé alors qu’une partie ou la totalité de leurs voyageurs étaient restés bloqués au sol, relançant les critiques sur la gestion des flux dans certains aéroports avant la haute saison touristique vers le Maroc.
Premier épisode à Aéroport Paris-Vatry. Près de 192 passagers n’ont pas pu embarquer sur un vol programmé vers Marrakech en raison d’un manque d’agents chargés des contrôles de sûreté. Selon la direction de la plateforme, plusieurs employés étaient absents, empêchant l’ouverture normale du dispositif de filtrage. L’appareil aurait finalement quitté l’aéroport sans voyageurs.
Depuis, les clients concernés cherchent des réponses sur les remboursements et éventuelles compensations. Entre exploitant aéroportuaire et compagnie aérienne, chacun renvoie la responsabilité vers l’autre, laissant les passagers dans l’incertitude.
Quelques jours plus tard, nouvelle scène de confusion à Aéroport Marseille-Provence. Cette fois, 83 voyageurs à destination de Marrakech sont restés bloqués avant l’embarquement après une saturation des contrôles aux frontières. Le vol a fini par décoller avec plusieurs heures de retard, sans eux.
Selon différentes versions relayées localement, des tensions auraient éclaté dans la zone d’embarquement après l’attente prolongée. L’aéroport évoque un sous-effectif de la police aux frontières, tandis que d’autres sources pointent un mouvement de foule provoqué par des passagers excédés.
Au-delà de ces deux dossiers, l’affaire illustre la fragilité de certaines infrastructures face à l’augmentation du trafic aérien entre la France et le Maroc. Marrakech demeure l’une des destinations les plus demandées au départ de l’Hexagone, notamment pendant les vacances scolaires et les week-ends prolongés.
Pour les voyageurs concernés, la bataille pourrait désormais se jouer sur le terrain juridique. Obtenir une indemnisation dépendra de la qualification exacte des incidents : responsabilité de l’aéroport, circonstances exceptionnelles ou manquement du transporteur. Un flou qui risque de prolonger leur attente.





