Le Maroc a donné lundi le coup d’envoi de la 22e édition de l’exercice militaire African Lion 2026, coorganisé avec les États-Unis. La cérémonie officielle s’est tenue à Agadir, au siège de l’État-Major de la Zone Sud, en présence de représentants de nombreux pays participants et observateurs.
Considéré comme le plus grand exercice militaire conduit sur le continent africain, African Lion 2026 réunit plus de 5.000 militaires issus d’environ 40 pays, aux côtés des Forces Armées Royales et des forces américaines. Cette édition confirme la place stratégique du Royaume comme partenaire majeur de Washington en matière de coopération sécuritaire et de défense.
Les manœuvres se déroulent jusqu’au 8 mai dans plusieurs zones du Royaume, notamment Benguérir, Agadir, Tan-Tan, Taroudant, Dakhla et Tifnit. Le programme comprend des exercices terrestres, aériens, maritimes, des opérations spéciales, des missions aéroportées ainsi que des simulations de commandement sur le terrain, de jour comme de nuit.
Cette année, l’exercice franchit un nouveau cap technologique avec l’intégration de domaines émergents comme l’espace extra-atmosphérique, la guerre électromagnétique, le cyberespace et l’utilisation des systèmes aériens sans pilote dans la planification opérationnelle. Une évolution qui reflète les nouveaux enjeux sécuritaires mondiaux et l’adaptation des armées modernes.
Au-delà de l’aspect strictement militaire, African Lion 2026 inclut également des actions humanitaires et médico-sociales. Un hôpital militaire de campagne a notamment été mobilisé au profit des populations de la région d’El-Faid, près de Taroudant, tandis que d’autres prestations sont prévues à Dakhla.
En amont des manœuvres, une phase académique lancée le 20 avril a permis aux participants de suivre une vingtaine de modules spécialisés, portant notamment sur la cybersécurité, les drones et les opérations satellitaires. L’objectif est de renforcer l’interopérabilité technique et tactique entre les armées engagées.





