Ryanair revoit sa stratégie en Europe du Sud. La compagnie low-cost confirme la suppression de 1,2 million de sièges dans plusieurs aéroports régionaux d’Espagne pour la saison estivale 2026, portant à près de 3 millions le volume total de capacités retirées en seulement dix-huit mois.
En cause, les redevances aéroportuaires jugées trop élevées par le transporteur, qui critique ouvertement la politique tarifaire de Aena. Malgré ce recul sur certains marchés secondaires espagnols, la compagnie maintient ses opérations dans les grands hubs du pays, où la demande demeure plus solide.
Dans le même temps, Ryanair redirige sa croissance vers des destinations jugées plus compétitives, au premier rang desquelles le Maroc. Le Royaume enregistre ainsi une hausse de capacité de 11 %, signe de l’intérêt croissant du groupe pour le marché marocain, porté par la dynamique touristique, la demande européenne et l’amélioration continue des infrastructures aéroportuaires.
L’Italie figure également parmi les grands gagnants de cette réallocation stratégique, avec une progression de 9 %. Ces arbitrages confirment la tendance des compagnies low-cost à privilégier les marchés offrant un meilleur équilibre entre coûts d’exploitation, attractivité touristique et potentiel de croissance.
Pour le Maroc, cette évolution représente une opportunité majeure. Le renforcement de la présence de Ryanair pourrait soutenir davantage les flux touristiques en provenance d’Europe, stimuler les liaisons régionales et renforcer la compétitivité des destinations marocaines face aux marchés méditerranéens concurrents.
La compagnie affirme qu’une baisse des redevances en Espagne permettrait de relancer fortement son activité locale, avec un objectif de 77 millions de passagers d’ici 2031. En attendant, une partie de cette croissance semble désormais se déplacer vers le Maroc, qui s’impose de plus en plus comme un axe prioritaire du transport aérien low-cost en Méditerranée.





