Le Maroc ne souhaite plus endosser systématiquement le rôle de solution de secours pour les compétitions africaines en quête d’un pays organisateur. Cette position a été clairement exprimée par Fouzi Lekjaa, qui estime que les fédérations africaines doivent désormais assumer pleinement leurs responsabilités lorsqu’elles sollicitent l’organisation d’événements continentaux.
Depuis plusieurs années, le Royaume a accueilli de nombreuses compétitions africaines, parfois à la suite du retrait ou de l’absence de candidatures d’autres pays. Cette mobilisation a notamment permis d’assurer la tenue de tournois destinés aux jeunes catégories ainsi que de plusieurs éditions de la Coupe d’Afrique des nations féminine.
Pour le président de la Fédération Royale Marocaine de Football, cette politique de soutien répondait avant tout à un impératif de continuité du football africain. L’objectif était d’éviter l’annulation de compétitions jugées essentielles pour le développement des jeunes talents et la pérennité des sélections nationales sur le continent.
Toutefois, l’expérience accumulée au fil des années a également mis en évidence le poids financier important de ces événements. Hébergement des délégations, sécurité, logistique, entretien des infrastructures et organisation générale représentent des investissements conséquents dont les retombées économiques demeurent limitées selon les responsables marocains.
Fouzi Lekjaa souligne que le Maroc n’a jamais cherché à accueillir ces compétitions pour renforcer son influence ou son image, mais plutôt pour préserver le calendrier sportif africain lorsque aucune autre solution n’était disponible. Cette approche de solidarité institutionnelle envers la Confédération Africaine de Football a permis de maintenir plusieurs rendez-vous continentaux qui risquaient de disparaître faute de candidat.
Désormais, Rabat entend recentrer son action. Les pays désireux d’organiser les prochaines compétitions africaines sont invités à présenter leurs propres dossiers et à prendre en charge l’ensemble des obligations liées à l’accueil de ces événements. Le Maroc affirme rester disposé à accompagner le développement du football africain, mais sans se substituer systématiquement aux fédérations qui renoncent à leurs engagements.





