Le marché automobile marocain a connu une année 2025 particulièrement dynamique, portée à la fois par une forte progression des importations de véhicules neufs et par un regain d’intérêt pour les voitures d’occasion. Les derniers chiffres publiés par l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) confirment une accélération des achats de véhicules et des recettes fiscales générées par ce secteur stratégique.
Les importations de voitures d’occasion ont enregistré une hausse significative au cours de l’année écoulée. Plus de 17.500 véhicules de tourisme usagés ont été dédouanés, soit près de 3.000 unités supplémentaires par rapport à l’année précédente. Cette évolution reflète une demande soutenue de la part des ménages marocains, dans un contexte où les prix des véhicules neufs restent élevés pour une partie de la population.
Cette progression s’est traduite par une augmentation encore plus importante des recettes fiscales liées à ces importations. Les droits et taxes collectés sur les véhicules d’occasion ont dépassé 830 millions de dirhams, affichant une croissance de près de 40% sur un an.
L’analyse des données révèle que cette dynamique est principalement alimentée par les véhicules âgés de plus de trois ans. À l’inverse, les importations de voitures récentes de moins d’un an ont reculé, signe d’une orientation accrue vers des modèles plus abordables.
Les Marocains résidant à l’étranger continuent également de jouer un rôle important dans ce marché. Les importations réalisées dans le cadre du régime préférentiel qui leur est accordé ont progressé à la fois en volume et en recettes fiscales, confirmant l’attachement de cette catégorie aux investissements automobiles au Maroc.
Parallèlement, le segment des véhicules neufs a atteint un niveau historique. Plus de 188.000 unités ont été importées en 2025, soit une progression de 37% par rapport à l’année précédente. La valeur totale de ces importations a dépassé les 40 milliards de dirhams, illustrant la vigueur de la demande et le renouvellement accéléré du parc automobile national.
Cette performance a fortement contribué aux recettes de l’État. Les taxes perçues sur les véhicules neufs ont généré près de 8,8 milliards de dirhams, soit plus de 2 milliards supplémentaires par rapport à 2024.
Au-delà du secteur automobile, l’ADII met en avant une intensification des opérations de contrôle aux frontières. Les saisies de stupéfiants ont connu une hausse spectaculaire, notamment pour la résine de cannabis, les comprimés psychotropes et la cocaïne. Les résultats témoignent d’un renforcement des capacités de surveillance et de renseignement des services douaniers.
La lutte contre la contrebande a également gagné en efficacité. Les saisies de cigarettes ont plus que triplé en un an, tandis que plusieurs tonnes de tabac sous différentes formes ont été interceptées. Malgré cette mobilisation, le commerce illicite du tabac conserve une présence limitée sur le marché national.
Les opérations menées contre la contrefaçon ont permis la saisie de près de 900.000 produits frauduleux dans des secteurs aussi variés que la téléphonie, l’habillement ou la parfumerie. Les autorités douanières ont également participé à plusieurs campagnes internationales coordonnées avec des organismes spécialisés dans la lutte contre les réseaux criminels transfrontaliers.
L’ensemble de ces performances a contribué à porter les recettes douanières à un niveau jamais atteint auparavant. En 2025, elles ont dépassé 162 milliards de dirhams, enregistrant une progression de près de 10% en un an. Cette hausse est principalement soutenue par l’évolution des recettes issues de la TVA et de la Taxe Intérieure de Consommation.
Ces résultats illustrent à la fois la vigueur des échanges commerciaux du Royaume, la bonne tenue de la consommation intérieure et le renforcement continu des dispositifs de contrôle mis en œuvre par les autorités douanières.




