Belgique : le visa D passe à 250 euros pour les Marocains

Depuis le 1er juillet 2026, les Marocains qui souhaitent rejoindre la Belgique pour une longue durée doivent composer avec une nouvelle hausse des frais liés au visa. Le tarif du visa D est désormais fixé à 250 euros, contre 180 euros auparavant.

Cette modification concerne directement les familles marocaines qui préparent un départ vers la Belgique. Elle peut notamment toucher les personnes qui souhaitent rejoindre un proche, poursuivre des études, travailler ou s’installer dans le pays pour une durée supérieure à 90 jours.

La hausse était annoncée par les autorités belges avant son entrée en vigueur. La page officielle de l’ambassade de Belgique au Maroc précise que tout rendez-vous fixé à partir du 1er juillet est soumis au nouveau montant. Même lorsqu’un rendez-vous avait été pris avant cette date, le tarif de 250 euros s’applique si le dépôt du dossier intervient après le 30 juin.

Pour les familles marocaines, cette évolution intervient à un moment où les démarches de mobilité entre le Maroc et la Belgique restent importantes. Le visa D constitue le document permettant à une personne de s’installer légalement en Belgique pour plus de trois mois.

Il ne s’agit donc pas du visa Schengen classique utilisé pour un séjour touristique de courte durée.

Le visa D concerne notamment les études, le travail, le regroupement familial, mais aussi certaines situations liées au mariage ou à la cohabitation légale lorsque l’objectif est de résider en Belgique.

Une différence importante entre le visa et la redevance

La nouvelle tarification peut toutefois prêter à confusion. Les 250 euros correspondent aux droits liés au visa long séjour. Ils ne doivent pas être automatiquement confondus avec la redevance administrative éventuellement exigée par l’Office des étrangers.

Cette redevance constitue un paiement distinct destiné à couvrir le traitement administratif de certaines demandes de séjour.

Le SPF Intérieur belge précise que les montants de cette redevance sont fixés séparément et adaptés chaque année. Une preuve de paiement peut être demandée au moment de l’introduction du dossier.

Pour les ressortissants marocains, la situation mérite une attention particulière. L’Office des étrangers indique que certaines catégories de ressortissants marocains demandant une autorisation de séjour provisoire bénéficient d’une exemption de cette redevance, conformément aux dispositions prévues par la législation belge. Cette exemption ne signifie toutefois pas que les droits du visa D de 250 euros disparaissent.

Autrement dit, un demandeur doit distinguer les différents paiements qui peuvent intervenir dans sa procédure.

Cette distinction est particulièrement importante pour éviter de calculer le coût total d’une installation en Belgique sur la seule base du prix du visa.

Les familles sont directement concernées

Le regroupement familial constitue l’un des principaux cas dans lesquels un visa D peut être nécessaire.

Un Marocain installé légalement en Belgique peut, selon sa situation et les conditions prévues par la législation, engager une procédure permettant à certains membres de sa famille de le rejoindre.

Le dossier ne se limite cependant pas au paiement des frais de visa.

Les autorités examinent plusieurs éléments liés à la situation du demandeur et de la personne qui réside déjà en Belgique. Les exigences peuvent notamment dépendre du statut du regroupant, de son droit au séjour et du lien familial avec la personne qui souhaite rejoindre la Belgique.

Pour une famille vivant au Maroc, le budget nécessaire à la procédure doit donc être préparé en tenant compte de l’ensemble des démarches.

Le visa représente une dépense supplémentaire, mais ce n’est pas nécessairement le seul coût du dossier. Des documents administratifs, traductions, légalisation ou autres formalités peuvent également entraîner des frais selon le cas.

Cette réalité est importante pour les familles qui préparent le départ d’un conjoint ou d’un enfant.

Le nouveau tarif s’applique déjà aux dossiers déposés au Maroc

Le changement n’est pas annoncé pour une date future. Il est déjà en vigueur.

La représentation belge au Maroc indique clairement que depuis le 1er juillet 2026, les droits de visa long séjour sont de 250 euros. Les demandeurs qui avaient déjà obtenu un rendez-vous après le 30 juin doivent donc régler le nouveau montant lors du dépôt.

Au Maroc, les demandes de visa sont déposées auprès de TLS Contact à Casablanca ou à Rabat, selon les modalités indiquées par les autorités belges. L’ambassade précise que les demandeurs doivent consulter les informations officielles relatives à leur procédure avant leur rendez-vous.

Pour une famille, cette organisation peut avoir une conséquence très concrète.

Un dossier préparé plusieurs semaines auparavant peut finalement être soumis au nouveau tarif si le rendez-vous a lieu après l’entrée en vigueur de la mesure.

La date de préparation du dossier n’est donc pas le seul élément à regarder. C’est le moment du dépôt qui compte pour l’application du nouveau tarif.

Une hausse de 70 euros

Le passage de 180 à 250 euros représente une augmentation de 70 euros.

En proportion, cela correspond à une hausse d’environ 39 %.

Pour une personne seule, cette différence peut sembler limitée par rapport au coût global d’une installation en Belgique. Pour une famille qui doit multiplier les démarches, elle peut néanmoins devenir plus visible.

Un parent qui accompagne plusieurs enfants ou une famille dont plusieurs membres doivent effectuer des démarches distinctes doit notamment vérifier les règles applicables à chaque demande.

Les moins de 18 ans bénéficient, dans certains cas, d’une gratuité des droits de visa. Les règles précises dépendent toutefois du type de demande et de la situation du demandeur. Il est donc préférable de vérifier la catégorie exacte avant de procéder au paiement.

Ce changement concerne aussi les étudiants marocains

Le sujet ne concerne pas uniquement les familles.

Les étudiants marocains admis dans un établissement belge peuvent également être concernés lorsqu’ils demandent un visa D pour une installation de plus de 90 jours.

Le visa long séjour est notamment utilisé pour les séjours liés aux études supérieures. Les étudiants doivent alors présenter un dossier correspondant à leur situation académique et financière.

Le coût du visa vient s’ajouter aux autres dépenses liées à un projet d’études en Belgique : inscription, logement, assurance, transport et moyens de subsistance notamment.

Les étudiants doivent donc intégrer le nouveau tarif dans leur budget avant leur départ.

La Belgique demande par ailleurs aux étudiants étrangers de démontrer qu’ils disposent de moyens suffisants pour leur séjour. Les modalités de preuve dépendent de leur situation et du type d’établissement ou de programme concerné.

Le paiement des 250 euros ne garantit évidemment pas l’obtention du visa.

Comme pour toute demande, les autorités examinent le dossier avant de prendre une décision.

Pour les travailleurs, le changement est également à prendre en compte

Le visa D peut aussi intervenir dans le cadre d’un projet professionnel en Belgique.

Un ressortissant marocain qui obtient une autorisation lui permettant de travailler et de séjourner en Belgique peut devoir introduire une demande de visa long séjour avant son départ.

Le nouveau tarif doit alors être intégré au calendrier de la procédure.

Pour les entreprises qui recrutent depuis le Maroc, cette évolution constitue également une donnée à prendre en compte dans l’accompagnement des futurs salariés.

Elle ne modifie cependant pas les conditions permettant d’obtenir une autorisation de travail ou de séjour.

Le paiement des droits de visa reste une étape administrative. Il ne remplace aucune des conditions liées au travail, aux qualifications, au contrat ou au titre de séjour.

Attention aux frais qui ne sont pas remboursés

Autre élément à retenir : les droits de visa ne sont pas remboursés simplement parce qu’une demande est refusée, retirée ou parce que le voyage n’a finalement pas lieu.

L’Office des étrangers rappelle que les droits de visa ne sont pas remboursés en cas de refus de la demande, de retrait du dossier ou de décision de ne pas voyager.

Cette règle rend la préparation du dossier particulièrement importante.

Pour un demandeur marocain, le paiement de 250 euros intervient donc dans une procédure dont l’issue n’est pas garantie.

Il est préférable de vérifier les conditions applicables à son propre cas avant le rendez-vous, plutôt que de considérer le paiement comme une simple formalité permettant automatiquement de poursuivre la procédure.

Une autre hausse est déjà annoncée

Le calendrier des frais ne s’arrête pas au passage du visa D à 250 euros.

TLS Contact Casablanca a également annoncé une modification concernant certains frais consulaires à partir du 1er août 2026. Les frais liés à la légalisation de documents passent alors à 25 euros.

Une autre modification est annoncée pour le 1er septembre 2026 : les frais du visa de retour de long séjour, également appelé visa D dans certaines procédures, doivent passer à 335 euros.

Ces changements montrent pourquoi les Marocains engagés dans une procédure avec la Belgique ont intérêt à vérifier les tarifs au moment exact de leur démarche.

Un montant indiqué dans une ancienne liste de documents peut ne plus correspondre au tarif appliqué lors du rendez-vous.

Le calendrier devient donc un élément essentiel

Pour les Marocains qui préparent un départ vers la Belgique, la question du calendrier prend une importance particulière en 2026.

Une procédure peut commencer plusieurs semaines avant le dépôt réel du dossier. Entre la prise de rendez-vous, la préparation des documents et la présentation au centre compétent, plusieurs étapes peuvent s’écouler.

Les tarifs peuvent, eux, changer entre-temps.

C’est précisément ce qui s’est produit avec le visa D. Une personne ayant réservé son rendez-vous avant le 1er juillet n’a pas conservé automatiquement l’ancien tarif de 180 euros. Si le rendez-vous a eu lieu après le 30 juin, le montant de 250 euros s’applique.

Pour les familles marocaines, cette situation peut avoir une conséquence sur le budget prévu pour le départ.

Elle rappelle surtout qu’une réservation de rendez-vous ne signifie pas nécessairement que les frais applicables sont figés à la date de la réservation.

Maroc-Belgique : un changement à connaître avant toute démarche

Pour les Marocains qui souhaitent rejoindre leur famille, travailler ou étudier en Belgique, le passage à 250 euros constitue donc l’un des changements administratifs à intégrer dans les démarches de 2026.

Le montant peut sembler secondaire face aux dépenses d’installation, mais il devient important lorsqu’il s’ajoute aux autres coûts liés à une procédure internationale.

La principale précaution consiste désormais à vérifier le tarif en vigueur au moment du dépôt et à distinguer les droits du visa des éventuelles redevances administratives.

Les informations officielles de l’ambassade de Belgique au Maroc indiquent clairement le nouveau tarif du visa long séjour et les modalités applicables depuis le 1er juillet 2026.

Pour les Marocains qui ont un dossier en cours, la date du prochain rendez-vous est donc devenue une information à ne pas négliger. Une procédure préparée sous les anciens tarifs peut aujourd’hui être soumise aux nouvelles règles.

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