Une vive émotion traverse les communautés marocaine et belge après la mort tragique de deux ressortissants marocains dans le violent incendie qui a ravagé un entrepôt à Anderlecht. Les victimes, Mohamed Cherif Bakkali et son fils Amine, âgé de 24 ans, étaient originaires de Tanger.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes se trouvaient dans le bâtiment utilisé comme centre d’approvisionnement professionnel lorsque le sinistre s’est déclaré. Très apprécié dans le secteur de la poissonnerie, Mohamed Cherif Bakkali était connu au sein de la communauté marocaine établie en Belgique.
Le drame a provoqué une profonde consternation parmi leurs proches. Amine laisse notamment derrière lui un jeune enfant âgé d’à peine un an et demi. Les corps des deux victimes n’ont été retrouvés qu’après plusieurs heures de recherches, engagées à la suite du signalement de leur disparition par des membres de leur famille.
Face à la gravité des faits, le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’incendie. Les autorités cherchent notamment à comprendre pourquoi les personnes présentes sur le site n’ont pas pu quitter les lieux à temps ou alerter les secours avant la propagation rapide des flammes.
Les premières constatations écartent pour l’instant l’hypothèse d’une explosion volontaire. Les enquêteurs s’intéressent davantage à un possible départ de feu lié à des panneaux solaires installés sur le bâtiment. La présence de batteries destinées à des trottinettes électriques entreposées sur place aurait ensuite favorisé une propagation extrêmement rapide de l’incendie.
Les investigations se poursuivent sous la supervision d’un juge d’instruction, assisté d’experts spécialisés en incendies, de médecins légistes et de l’équipe d’identification des victimes. Les opérations de fouille continuent également dans les décombres, les autorités recherchant encore plusieurs travailleurs signalés disparus au moment du drame.





