Casablanca a accueilli mardi une rencontre littéraire consacrée à la sortie de l’ouvrage “9. Ni forte ni faible, mère” de Zineb Bouazzaoui, en présence de lecteurs, d’acteurs culturels et d’invités venus découvrir ce nouveau regard porté sur la maternité au Maroc.
Publié récemment aux éditions Bouregreg, ce livre de 153 pages explore la notion de matrescence, un concept encore peu connu du grand public, qui décrit les transformations profondes vécues par les femmes pendant la grossesse et après l’accouchement. L’auteure y mêle récit personnel, réflexion intime et analyse sociale, avec une approche centrée sur l’identité féminine et les bouleversements émotionnels liés à la naissance d’un enfant.
Lors de cette rencontre organisée à Casablanca, Zineb Bouazzaoui a expliqué avoir voulu mettre des mots sur une réalité souvent invisible. Selon elle, la maternité ne se limite pas à un événement biologique ou familial, mais représente une transition majeure touchant le corps, l’esprit, la place sociale et la perception de soi.
L’écrivaine a également souligné que son livre vise à accompagner les femmes traversant cette période parfois complexe, en donnant une voix à des sentiments souvent passés sous silence. Elle décrit cette étape comme une transformation intime, parfois bouleversante, mais rarement racontée avec sincérité dans l’espace public.
L’ouvrage a bénéficié du soutien de Fondation de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), qui a accompagné la concrétisation du projet éditorial. La préface est signée par Vincent Lahouze, qui présente ce texte comme un récit authentique abordant la maternité dans toute sa complexité émotionnelle et sociale.
À travers ce livre, Zineb Bouazzaoui propose une contribution originale à la littérature contemporaine au Maroc, en ouvrant le débat sur les injonctions sociales pesant sur les mères et sur la difficulté d’exprimer des émotions nuancées autour de la parentalité.





