Le bras de fer est désormais total entre Tarik Khbabez et l’organisation Glory. Déchu de sa ceinture mondiale des mi-lourds après un différend autour d’un combat prévu à Rotterdam, le champion marocain a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. À 34 ans, l’athlète estime avoir été écarté injustement et veut obtenir la résiliation de son contrat afin de poursuivre sa carrière ailleurs.
Le litige trouve son origine dans un affrontement annoncé face à Bahram Rajabzadeh. Selon Glory, le Marocain aurait refusé de défendre son titre. Une version contestée fermement par le combattant, qui affirme avoir rejeté des conditions sportives et financières jugées inacceptables. Il dénonce surtout une décision expéditive ayant conduit au retrait de sa ceinture en moins de 24 heures.
Au-delà du titre, c’est surtout l’avenir professionnel du champion qui se joue. Toujours lié contractuellement à l’organisation jusqu’en décembre 2026, Tarik Khbabez se dit empêché de rejoindre d’autres promotions plus attractives financièrement. Une situation qu’il juge intenable alors que plusieurs opportunités s’ouvriraient déjà ailleurs.
Le combattant ne cache plus ses préoccupations économiques. Conscient que la carrière d’un sportif de haut niveau reste courte, il souhaite sécuriser l’avenir de sa famille pendant ses dernières années au sommet. Ses déclarations traduisent une pression réelle : continuer à combattre dans de meilleures conditions ou envisager un retour à la vie active hors des rings.
Le dossier a pris une dimension encore plus tendue lorsque son adversaire initial s’est blessé, entraînant l’annulation du combat prévu. Glory aurait alors tenté de le reprogrammer en urgence avec une prime exceptionnelle, proposition refusée par le Marocain, qui exige désormais un accord totalement repensé.





