Le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement a publié son rapport annuel 2025, un document qui retrace douze mois marqués par une forte instabilité internationale et une intense activité diplomatique pour la Belgique. Entre tensions géopolitiques, soutien aux citoyens à l’étranger et ouverture de nouveaux axes de coopération, l’année écoulée a confirmé la place centrale de la diplomatie belge sur plusieurs dossiers stratégiques.
Le rapport souligne d’abord le renforcement des relations bilatérales avec plusieurs partenaires majeurs, notamment Italie, Chili, Singapour, Inde, Vietnam ainsi que les États-Unis via la Californie. Visites officielles, missions économiques et échanges sectoriels ont rythmé cette stratégie destinée à consolider les intérêts belges dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel.
Sur le terrain économique, la Belgique a poursuivi une diplomatie tournée vers les exportations, les investissements et l’accompagnement des entreprises nationales. Une orientation assumée qui vise à préserver la compétitivité belge face à la multiplication des rivalités commerciales et industrielles.
L’année 2025 a également été marquée par plusieurs crises internationales ayant nécessité une mobilisation consulaire importante. Le rapport cite notamment des interventions liées à Gaza, aux tensions entre Israël et Iran, ainsi qu’aux troubles survenus à Madagascar. Ces opérations ont mobilisé les services diplomatiques pour protéger et assister les ressortissants belges.
Autre axe fort : la transition écologique. La Belgique met en avant la ratification du traité BBNJ, présenté comme une avancée importante pour la préservation de la biodiversité en haute mer et la gouvernance environnementale mondiale.
Le ministère souligne aussi le succès croissant de Travellers Online, une application destinée à assister rapidement les voyageurs belges en cas d’urgence à l’étranger. Dans un monde plus imprévisible, les outils numériques deviennent désormais un pilier de l’action consulaire.
Enfin, Bruxelles prépare déjà l’avenir avec le programme « Ambassadrice de demain », conçu pour attirer davantage de jeunes femmes vers les carrières diplomatiques, tandis que l’initiative stratégique « Rethink Network » doit moderniser le réseau diplomatique belge selon les nouvelles réalités géopolitiques.





