Portugal sera le pays invité d’honneur du Salon International de l’Agriculture au Maroc 2026, organisé du 20 au 28 avril à Meknès. Ce choix stratégique illustre la volonté du Maroc de consolider ses partenariats agricoles avec l’Europe dans un contexte marqué par les défis climatiques et la sécurité alimentaire.
Après les précédentes éditions ayant mis à l’honneur l’Espagne et la France, le Royaume poursuit sa dynamique de diversification des coopérations internationales. La désignation du Portugal reflète le rapprochement progressif entre les deux pays dans des secteurs clés liés à l’agriculture durable, à la modernisation rurale et à la transition écologique.
Au-delà du symbole diplomatique, ce partenariat repose sur des réalités communes. Marocains et Portugais font face à des problématiques similaires : stress hydrique, irrégularité climatique, pression sur les ressources naturelles et nécessité d’adapter les modèles agricoles aux nouvelles exigences environnementales.
Le SIAM 2026 servira ainsi de plateforme stratégique pour accélérer les échanges entre entreprises, centres de recherche et institutions publiques. Un pavillon portugais dédié sera installé au sein du pôle international afin de valoriser les expertises et innovations du pays invité.
Parmi les axes de coopération attendus figurent la gestion intelligente de l’eau, les systèmes d’irrigation de précision, la montée en puissance de l’agro-industrie ainsi que la modernisation des chaînes de valeur agricoles. Les technologies liées à l’agriculture de précision, à la traçabilité et à la mécanisation avancée suscitent également un intérêt croissant.
D’autres secteurs présentent un fort potentiel de complémentarité, notamment l’oléiculture, la viticulture durable ou encore l’aquaculture. L’objectif est de favoriser un co-développement fondé sur le transfert de savoir-faire, l’innovation appliquée et l’adaptation aux réalités locales.
Sur le plan commercial, les échanges agricoles entre le Maroc et le Portugal progressent, mais restent jugés inférieurs à leur potentiel réel. Lisbonne voit dans le marché marocain une opportunité de croissance, tandis que Rabat peut accéder à de nouvelles technologies et à des produits à plus forte valeur ajoutée.


