À Montpellier, les regards se sont tournés vers le Sahara marocain, devenu en quelques années un terrain d’investissement de plus en plus convoité. Organisé par le consulat général du Royaume, en partenariat avec la région Occitanie, ce forum économique a réuni décideurs, investisseurs et responsables institutionnels autour d’une même ambition : décrypter les leviers de croissance des provinces du Sud et leur rôle dans la nouvelle carte économique du Maroc.
Au cœur des échanges, une réalité s’impose : ces territoires ne sont plus périphériques, mais structurants. Les intervenants ont mis en avant une série de projets d’envergure, à commencer par le port Port Dakhla Atlantique, considéré comme un futur hub logistique continental, ainsi que les infrastructures énergétiques axées sur les renouvelables et l’hydrogène vert. À cela s’ajoutent les stations de dessalement et les nouvelles zones industrielles, traduisant une stratégie intégrée impulsée au plus haut niveau de l’État.
La Consule générale Lamiae Bennani a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître cette transformation rapide, évoquant des territoires en pleine mutation, dotés de zones franches et d’un cadre propice aux investissements internationaux. Elle a également rappelé les grands projets structurants comme la voie express Tiznit-Dakhla ou encore l’Initiative Royale visant à ouvrir les pays du Sahel sur l’Atlantique, renforçant ainsi le positionnement géostratégique du Maroc.
Sur le terrain, cette dynamique se traduit par une diversification des secteurs porteurs. À Dakhla-Oued Eddahab, l’accent est mis sur le tourisme durable, l’économie bleue et les énergies propres, tandis que la région de Laâyoune-Sakia El Hamra capitalise sur ses ressources halieutiques et minières, ainsi que sur une connectivité logistique de haut niveau. Des arguments concrets pour séduire des investisseurs en quête de marchés émergents stables et structurés.
Le forum a également permis d’élargir la réflexion à d’autres pôles économiques du Royaume, notamment Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi, illustrant une vision territoriale plus globale. La régionalisation avancée y est présentée comme un levier clé pour adapter les politiques publiques aux réalités locales et accélérer l’investissement.
Enfin, la Bourse de Casablanca a été mise en avant comme baromètre de cette dynamique, reflétant la maturité du marché marocain et sa capacité à attirer des capitaux. Dans une salle mêlant élus, entrepreneurs et membres de la diaspora, un constat s’est imposé : le Maroc affine son positionnement comme plateforme économique régionale, où diplomatie territoriale et attractivité financière avancent désormais de concert.





