Le Maroc a donné le coup d’envoi à une nouvelle étape de développement du secteur social et coopératif. Lancée à Rabat, la Semaine nationale de l’économie sociale et solidaire place au centre du débat la gouvernance territoriale, l’emploi et la croissance inclusive, avec l’ambition de structurer davantage un pilier économique en pleine mutation.
Organisé sous le Haut Patronage de Mohammed VI, l’événement se déroule jusqu’au 3 mai entre Rabat et Salé. Il intervient dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics de faire de l’économie sociale et solidaire un levier durable de développement local, de cohésion sociale et de création de richesse.
Les organisateurs souhaitent notamment mettre en avant les progrès réalisés ces dernières années, tout en présentant les futures bases juridiques du secteur, à travers le projet de loi-cadre 17.26 et ses textes d’application. L’objectif affiché consiste à bâtir un cadre plus moderne, mieux gouverné et capable d’accompagner les priorités économiques du Royaume.
Présent lors du lancement, Lahcen Essaâdi a souligné que cette dynamique doit permettre de renforcer l’emploi, particulièrement pour les femmes et les jeunes, tout en professionnalisant les structures existantes. Il a insisté sur la nécessité de passer d’initiatives ponctuelles à de véritables politiques publiques fondées sur l’investissement durable dans le capital humain.
Les chiffres avancés illustrent le poids croissant de ce secteur au Maroc. Le pays compte actuellement près de 63.000 coopératives rassemblant environ 788.000 membres, ainsi que 268.000 associations. L’ensemble contribuerait déjà à hauteur de 5 % du PIB national.
La cérémonie inaugurale a également été marquée par la signature de plusieurs accords de partenariat entre institutions publiques, collectivités territoriales, chambres professionnelles et partenaires internationaux. Une dynamique qui confirme la montée en puissance de l’économie sociale et solidaire comme moteur de développement territorial au Maroc.





