À Luxembourg, la mobilisation des milieux d’affaires autour du Maroc confirme une tendance de fond : le Royaume s’impose progressivement comme une destination stratégique pour les capitaux européens. Réunis au siège de la Chambre de commerce du Luxembourg, dirigeants d’entreprises et responsables institutionnels ont exploré les perspectives d’investissement offertes par un marché en pleine transformation.
L’événement intervient à quelques jours d’une mission économique d’envergure prévue du 4 au 7 mai au Maroc, conduite par Lex Delles. Cette initiative vise à structurer des partenariats durables entre opérateurs des deux pays, dans un contexte marqué par une montée progressive des échanges bilatéraux. Plusieurs entreprises luxembourgeoises y voient déjà une opportunité concrète d’expansion vers l’Afrique via le hub marocain.
Face à cet intérêt croissant, Ali Seddiki, à la tête de AMDIE, a détaillé les fondamentaux qui renforcent l’attractivité du Maroc : stabilité macroéconomique, infrastructures aux standards internationaux, capital humain qualifié et accès privilégié à un marché global de plus de trois milliards de consommateurs. Une combinaison qui positionne le Royaume comme une plateforme d’investissement compétitive à l’échelle régionale.
Sur le plan diplomatique, Mohamed Ameur a souligné la qualité des relations entre Rabat et le Grand-Duché, portées par des liens étroits entre Mohammed VI et Guillaume V. Cette proximité politique, a-t-il expliqué, constitue un levier de confiance pour encourager les projets à long terme. Pourtant, malgré une progression notable, le volume des investissements reste en deçà du potentiel identifié, appelant à une intensification des échanges.
Même constat du côté de Christian Muller, qui a rappelé que le Luxembourg figure déjà parmi les principaux investisseurs étrangers au Maroc. L’ouverture en 2020 à Casablanca du bureau Luxembourg Trade and Investment Office illustre cette volonté d’ancrage économique sur le continent africain via le Royaume.
Dans les échanges, plusieurs secteurs ont émergé comme prioritaires : technologies, infrastructures, industrie, mais aussi transition écologique. Sabrina Aksil a insisté sur l’intérêt croissant des entreprises luxembourgeoises pour ces domaines, où les synergies apparaissent immédiates.





