29,7 milliards de dirhams injectés dans l’économie en trois mois. Le chiffre, publié par Office des changes, donne la mesure du poids des Marocains résidant à l’étranger dans les équilibres financiers du Royaume. À fin mars 2026, les transferts affichent une progression de 11,7 % sur un an, confirmant une trajectoire ascendante malgré un environnement international incertain.
Derrière cette hausse, une réalité structurelle : la diaspora marocaine continue d’alimenter de manière constante les flux de devises, soutenant directement la consommation des ménages et les investissements privés. Dans plusieurs régions, ces transferts représentent une source de revenus déterminante, parfois plus stable que certaines activités économiques locales.
Autre indicateur clé, la balance des voyages enregistre un excédent proche de 23,7 milliards de dirhams. La progression rapide des recettes touristiques, nettement supérieure à celle des dépenses, confirme le redressement du secteur et sa contribution croissante aux entrées en devises. Le Maroc consolide ainsi son positionnement sur le marché touristique, dans un contexte de reprise progressive des mobilités internationales.
Le tableau est plus nuancé du côté des investissements directs étrangers. Leur flux net recule de 8,3 %, pour s’établir à 8,45 milliards de dirhams, traduisant un ralentissement des entrées de capitaux. À l’inverse, les investissements marocains à l’étranger progressent fortement, avec une hausse de 57,3 %, dépassant 2,8 milliards de dirhams. Une évolution qui traduit une stratégie plus offensive des entreprises marocaines à l’international.





