3,2 millions de mètres cubes de capacité de stockage et une ambition clairement affichée : renforcer la souveraineté énergétique du pays. Devant le Parlement, la ministre Leila Benali a détaillé un plan structuré visant à augmenter significativement les réserves stratégiques en produits énergétiques à l’horizon 2030.
Au cœur de cette stratégie, une montée en puissance des investissements. Les capacités de stockage ont déjà progressé de plus de 30 % ces dernières années, avec un objectif supplémentaire de 1,5 million de mètres cubes d’ici 2030. L’enveloppe globale atteint 6 milliards de dirhams, dont une part importante sera engagée dès 2026, traduisant une volonté d’accélération face aux enjeux énergétiques mondiaux.
Le gouvernement mise également sur l’optimisation des infrastructures existantes, notamment celles de la raffinerie SAMIR. Les analyses montrent que les niveaux actuels sont globalement suffisants pour certains produits comme le gasoil, l’essence ou le fuel, mais des tensions persistent sur des segments stratégiques.
Le gaz butane et le carburant aérien apparaissent ainsi comme des priorités. Des projets sont en cours pour augmenter les capacités de stockage de 400 000 mètres cubes pour le butane et de 100 000 mètres cubes pour le carburant aérien, afin de sécuriser l’approvisionnement face aux fluctuations internationales.
Autre enjeu identifié : la concentration géographique des infrastructures. Aujourd’hui, près de 80 % des capacités sont localisées dans les régions de Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan. Une réorientation des investissements est donc engagée vers de nouveaux pôles, avec en ligne de mire le développement du complexe de Port Nador West Med, appelé à jouer un rôle central dans le stockage et la distribution des hydrocarbures.





