L’UNESCO et les autorités marocaines ont réuni à Rabat les principaux acteurs de l’éducation, de la formation, des entreprises et des organisations internationales à l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes. Cette rencontre, organisée au Palais des Congrès Bouregreg, a mis l’accent sur les leviers permettant de mieux préparer la jeunesse marocaine aux transformations du marché du travail.
L’événement s’inscrit dans la célébration annuelle de la Journée mondiale des compétences des jeunes, instaurée par les Nations unies afin de promouvoir le rôle de la formation dans l’accès à l’emploi, l’entrepreneuriat et le développement économique.
Au Maroc, les échanges ont porté sur l’évolution rapide des métiers sous l’effet de la transformation numérique et de la transition écologique. Les participants ont souligné l’importance d’adapter les systèmes d’enseignement et de formation professionnelle afin de répondre aux nouveaux besoins des entreprises et de favoriser l’apprentissage tout au long de la vie.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs responsables marocains et internationaux, dont Wafa Asri, secrétaire générale du ministère de l’Inclusion économique, représentant le ministre Younes Sekkouri. Étaient également présents Charaf Ahmimed, directeur régional de l’UNESCO pour le Maghreb, Luis Faro Ramos, ambassadeur du Portugal au Maroc, Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de la CGEM.
Les discussions se sont appuyées sur les conclusions du rapport régional de l’UNESCO « Apprendre aujourd’hui, bâtir demain : Excellence et équité à travers les compétences des jeunes ». Ce document met en avant la nécessité de rapprocher davantage l’enseignement, la formation professionnelle et les attentes du monde économique afin de réduire les écarts entre les compétences acquises et les besoins des employeurs.
Plusieurs tables rondes ont réuni des représentants du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, du Département de la formation professionnelle, de l’Agence de Développement du Digital, de l’Université Mohammed V de Rabat, mais aussi de l’UNICEF, de l’Organisation internationale du Travail, de l’Agence française de développement, de la coopération espagnole, de HP Maroc et du WorldSkills Champions Trust.
Les intervenants ont insisté sur l’importance de bâtir des parcours de formation plus inclusifs, mieux adaptés aux réalités des territoires et davantage connectés aux besoins des entreprises. Ils ont également mis en avant le rôle des partenariats entre les pouvoirs publics, les établissements d’enseignement, le secteur privé et les organisations internationales pour accélérer le développement des compétences.
Selon Charaf Ahmimed, les jeunes doivent être pleinement associés aux mutations économiques que connaît le Royaume. Il a salué les avancées réalisées avec le déploiement des Cités des métiers et des compétences, appelées à rapprocher les formations des besoins des régions et à accompagner l’émergence de nouvelles filières.
L’UNESCO estime également indispensable d’intégrer plus largement les compétences numériques et environnementales dans les cursus de formation afin de préparer les jeunes aux métiers de demain et de renforcer la compétitivité du Maroc.
Au-delà de l’accès à l’emploi, l’organisation plaide pour une meilleure valorisation des talents, des parcours et des aspirations de la jeunesse. Cette approche s’inscrit dans les réformes engagées par le Maroc pour moderniser la formation professionnelle, renforcer le capital humain et soutenir une croissance fondée sur l’innovation et les compétences.





