Le suspense autour du titre continental du Maroc va se prolonger. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), chargé d’examiner le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football, ne devrait finalement pas tenir son audience avant les mois de septembre ou d’octobre.
Ce report retarde une décision très attendue concernant l’issue de la finale de la CAN 2025. Le jugement ne devrait donc pas être rendu avant octobre, laissant le statut des Lions de l’Atlas inchangé pendant encore plusieurs semaines.
Au cœur du dossier figure la décision prise le 17 mars par la Confédération africaine de football (CAF). L’instance avait infligé une défaite sur tapis vert au Sénégal, avec un score de 3-0 en faveur du Maroc, estimant que la sélection sénégalaise avait enfreint le règlement de la compétition.
L’affaire remonte à la finale de la CAN 2025. Au cours de la prolongation, les joueurs sénégalais avaient quitté momentanément la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc. Après plusieurs minutes d’interruption, la rencontre avait repris.
Le penalty marocain n’avait finalement pas été transformé et le Sénégal avait ensuite trouvé le chemin des filets. Malgré ce scénario sur le terrain, la CAF a considéré que l’interruption provoquée par l’équipe sénégalaise constituait une violation des règles de la compétition, justifiant une sanction disciplinaire.
Refusant cette décision, la Fédération sénégalaise a saisi le Tribunal arbitral du sport afin d’obtenir l’annulation de la sanction et la reconnaissance du résultat acquis pendant le match. Le TAS devra désormais déterminer si la décision de la CAF est conforme aux règlements en vigueur.
En attendant ce verdict, le Maroc conserve officiellement son statut de champion d’Afrique. Les Lions de l’Atlas restent donc détenteurs du trophée, même si l’issue du recours pourrait encore confirmer définitivement ce sacre ou conduire à une réévaluation de la décision prise par l’instance continentale.
Cette procédure est suivie de près par les instances du football africain, car son issue pourrait créer un précédent sur l’application des règlements disciplinaires lors des grandes compétitions continentales.





