Chaque été, des milliers de Marocains résidant en Belgique rejoignent le Maroc pour les vacances ou les retrouvailles familiales. Beaucoup ignorent pourtant qu’un simple document peut faire toute la différence en cas de problème de santé sur place.
Une convention lie la Belgique et le Maroc et permet, sous certaines conditions, de bénéficier d’une prise en charge médicale pendant un séjour temporaire. Mais cette protection reste encadrée et ne s’applique pas automatiquement. Elle concerne uniquement les soins devenus nécessaires durant le séjour, notamment en cas d’accident, de maladie soudaine ou de situation urgente.
Au cœur de ce dispositif, un formulaire spécifique : le BM111. Délivré par la mutualité avant le départ, il atteste des droits de l’assuré et permet d’accéder aux soins dans le cadre de la convention entre les deux pays. Sans ce document, les démarches peuvent rapidement se compliquer, obligeant souvent à avancer les frais médicaux sur place.
La validité du BM111 reste limitée dans le temps. Elle couvre généralement une période de trois mois, ce qui impose de bien aligner les dates avec la durée du séjour au Maroc. Tout dépassement ou installation prolongée en dehors de ce cadre peut exclure la prise en charge prévue.
Autre point essentiel : ce dispositif ne s’applique pas aux déplacements organisés dans le but de se faire soigner. Les soins programmés nécessitent une procédure différente, souvent soumise à un accord préalable des autorités médicales belges. La convention bilatérale vise avant tout les imprévus, pas les traitements planifiés.
Sur le terrain, les remboursements se font selon les tarifs en vigueur au Maroc, ce qui peut entraîner des écarts par rapport aux standards belges. Il est donc conseillé de conserver tous les justificatifs médicaux — factures, prescriptions et preuves de paiement — pour faciliter les démarches auprès de la mutualité au retour.
En cas d’oubli du document, deux options subsistent : tenter de l’obtenir à distance auprès de la mutualité ou régler les soins sur place avant de demander un remboursement ultérieur. Dans les deux cas, les procédures deviennent plus lourdes.
Pour les MRE, l’anticipation reste la meilleure protection. Un simple passage par la mutualité avant le départ permet d’éviter des complications administratives et financières une fois au Maroc.





